Accord de libre-échange: les États-Unis rassurent le Mexique

PHOTO REUTERS Le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer au palais présidentiel à Mexico, la semaine dernière.

(Washington) L’administration Trump a rassuré Mexico en soulignant que ce seront bien des panélistes indépendants qui assureront des inspections dans le cadre du nouvel accord de libre-échange nord-américain, et non ses propres fonctionnaires.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, qui a négocié l’accord États-Unis Mexique Canada (AEUMC), a dû surmonter un accroc de dernière minute alors que le temps presse pour la ratification de ce traité aux États-Unis.

Les autorités mexicaines se sont en effet alarmées ce week-end du texte soumis au Congrès américain, soulignant qu’elles étaient opposées à la présence d’inspecteurs américains dans leurs usines pour vérifier conditions de travail et salaire.

Jesus Seade, négociateur commercial en chef du Mexique pour l’Amérique du Nord, s’est même rendu à Washington pour aborder le contentieux et éclaircir la situation.

«Nous sommes satisfaits, très satisfaits», a-t-il déclaré lundi à des journalistes après avoir reçu l’assurance «catégorique» de la part de Robert Lighthizer que les attachés américains du ministère du Travail supplémentaires ne procéderont pas à ces inspections.

L’AEUMC a été initialement signé en novembre 2018 mais les démocrates américains ont exigé des amendements, portant en particulier sur la législation du travail mexicain, avant de donner leur feu vert à sa ratification.

La nouvelle mouture du texte a été signée le 10 décembre.

Dans une lettre lundi adressée à M. Seade, Robert Lighthizer a déclaré que des responsables américains avaient ajouté des dispositions légales pour que jusqu’à cinq attachés du ministère du Travail soient affectés à l’ambassade des États-Unis au Mexique pour collaborer avec des fonctionnaires mexicains, des travailleurs et des organisations de la société civile.

«Ces personnels ne seront pas» des inspecteurs du travail «et respecteront toutes les lois mexicaines pertinentes», a toutefois insisté M. Lighthizer.

Jesus Seade se trouvait à Washington lundi.

L’AEUMC permet également d’effectuer des vérifications dans les pays membres de l’accord quand des droits du travail ne sont pas respectés.

«Mais ces vérifications seront effectuées par les panélistes indépendants, pas par les attachés du ministère du Travail», a déclaré Lighthizer.

L’AEUMC, déjà ratifié par le Mexique, doit encore l’être par les États-Unis et le Canada en 2020.

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